Quand on ouvre un rapport Google Ads ou Meta, on est noyé. Impressions, clics, CTR, CPM, taux de rebond, portée. La plupart de ces chiffres flattent l’ego et ne paient pas les factures. Voici les trois seuls qui comptent vraiment.
Chiffre n°1 : le coût par demande
C’est le nerf de la guerre. Combien vous coûte une vraie demande : un formulaire rempli, un appel, un devis. Pas un clic, pas une vue. Une demande.
Si vous dépensez 600€ et que vous obtenez 40 demandes, votre coût par demande est de 15€. Ce chiffre, vous pouvez le comparer à ce que vous rapporte un client. Tout devient clair. Mais il suppose une chose : un tracking de conversion bien réglé. Sans lui, ce chiffre n’existe même pas.
Chiffre n°2 : le retour sur dépense publicitaire
Aussi appelé ROAS. C’est simple : pour 1€ dépensé en pub, combien d’euros de chiffre d’affaires en retour ? Un ROAS de 4, c’est 4€ gagnés pour 1€ investi.
Ce chiffre transforme la pub d’une dépense en investissement. Tant qu’il est positif et supérieur à votre seuil de rentabilité, dépenser plus est logique. C’est le chiffre qui devrait piloter vos décisions de budget, comme expliqué dans l’article sur le budget pub.
Chiffre n°3 : le taux de transformation de votre site
Vous payez pour amener des gens sur votre site. Quelle proportion passe à l’action ? Si 100 visiteurs arrivent et que 2 vous contactent, votre taux est de 2%. Le faire passer à 4%, c’est doubler vos demandes sans toucher au budget pub.
Ce chiffre vient de Google Analytics. Il révèle souvent que le problème n’est pas la pub, mais la page d’arrivée. D’où l’importance de l’optimisation du site.
Les chiffres à ignorer (ou presque)
Les impressions et la portée disent juste “combien de fois on vous a vu”. Sympa, mais ça ne paie rien. Le nombre de likes ou de clics seuls ne dit rien non plus si on ignore ce qu’ils rapportent. Un million de vues sans une seule demande, c’est un échec déguisé en succès.
Méfiez vous des rapports qui mettent ces chiffres en avant. Souvent, c’est qu’on n’a rien de mieux à montrer.
La règle simple
Un bon rapport tient en trois lignes : combien de demandes, à quel coût, pour quel retour. Si votre rapport actuel ne répond pas à ces trois questions en dix secondes, c’est qu’il est fait pour impressionner, pas pour décider. Dans mes rapports mensuels, ce sont les trois premières lignes.
